LYRICS-G PLUS QUE DE LA MUSIQUE...UNE HISTOIRE

vendredi 23 janvier 2015

Mémo #004 Inside Myster J.I.

Eéh oui l'aventure musicale, si riche et passionnante qu'elle m'enchante chaque jour. Lorsque j’étais en classe de 5ieme, je commençais à avoir l'oreille musicale et surtout un faible pour le style hip hop en écoutant les chansons de 2pac, 50cent et miss Eliot.
Quelques années plus tard j'obtiens le BEPC et je suis orienté au lycée classique d'Abidjan; c'est là que tout basculera dans ma carrière musicale. Mes parents m'emmènent vivre à Cocody chez mon oncle afin de réduire le trajet puisque nous étions à Port Bouët. Dans ma nouvelle école le mouvement hip hop battait son plein, aussi il y avait de nombreux rappeurs (MC). Cela me plaisait beaucoup et je voulais les ressembler, les imiter et surtout les surpasser. Un an après je suis en classe de 1ère, dans cette même classe je fait la rencontre d'un élève aussi passionné par le rap. Ce dernier était tout temps en train de parler de hip hop, des rappeurs français et bien d'autres news...
Un jour, en pleine pause déjeuner, j'entendis un instrumental hip hop retentir dans la salle de classe; c'était ce fameux élève qui le jouait plus encore, il incitait certains élèves à rapper sur le rythme cadencé. Ce jour la je fus tellement heureux de l'entendre, malheureusement j'étais incapable d'y poser ma voix, ni des paroles. Dès ce moment je me suis mis mystérieusement à travailler, bosser pour sortir du lourd c'est à dire un rap très apprécié, différent.
Un vendredi soir, juste après les cours, une partie de freestyle était lancé par mon ami rappeur, (Cet ami passionné dont je parle se nomme N’Drin Molly L. Serge Patrick, son blaze Blacky Bad Boy ou Black Tiger); ainsi Black Tiger invita les rappeurs de la classe à tester leurs capacités sur un instrumental 'crazy'. J'avais peur de me lancer mais après avoir écouté deux rappeurs, je trouvais que je pouvais faire mieux, alors je me suis jeter à fond sur l'instru. Tout d'un coup, tous me prêtait attention, même ceux qui étaient préoccupés à faire leurs exercices tellement je dégageais de l'énergie et une performance hors norme. Du coup, Black Tiger mit un autre instrumental que j’abordai avec aisance, puis il enchaîna les instru jusqu'à être vraiment convaincu de mon talent.
Par pure coïncidence Black Tiger habitait non loin de chez moi à Angré donc nous faisions chemin ensemble et ce jour là il décida d’emprunter le bus avec moi car il désirait me parler d’un projet.  C'est en route pour la maison, à bord du bus qu'il m'exposa son projet artistique, former le groupe de Hip hop/Rnb ivoirien qui pourra dépasser nos frontières afin d'être connu dans le monde entier; et la réalisation de ce exploit passerait par une équipe compétente, talentueuse et déterminer. Ainsi mon ami a sollicité mon adhésion à son gbonhi (groupe), suite à sa proposition j'ai accepté son idée car c'était l'opportunité pour moi de réaliser mon rêve d'artiste et en équipe l'union fait toujours la force.
MYSTER J.I.

MJ PARANO

lundi 19 janvier 2015

Mémo #004

            Avec le soleil dévastateur à mes côtés, le groupe commençait déjà à prendre forme. Il me fallait maintenant me diriger vers un autre cap, un autre monstre, un qui serait sans aucun doute plus difficile à convaincre que le premier. Je suis plutôt du genre à cerner une personne après 3 minutes de conversation avec elle, mais avec lui ce n’était pas le cas. Il avait un genre de voile qui m’empêchait d’aller plus loin que ce qu’il voulait bien me laisser voir en lui, une dose de mystère que je ne saurai dissiper. Résultat je ne connaissais ni ses motivations ni ses freins. Je ne pouvais donc pas m’en servir pour le faire adhérer à ma proposition, et ça c’était pour moi un réel problème. Mais il me le fallait dans le groupe et cela peu importe les obstacles à franchir, je devais élucider ce mystère.
            Il répondait au nom de Jules, jeune homme de taille moyenne dont je ne savais absolument rien. Le seul point commun entre lui et moi était le fait qu’on était dans la même classe. Ma situation était compliqué, mais bon si j’ai réussi à convaincre Daniel, il n’y avait pas de raison que je n’y arrive pas avec jules. Assez réfléchis il fallait que je me lance, la réflexion entraine l’inaction et moi il me fallait agir. Un après midi en fin des cours je décidai de lui parler :
Moi : yo man c’est comment !
Lui : yo mec, ça roule et chez toi !
Moi : ça peut aller, dit t’aime la musique ?
Lui : oui j’aime bien, comme tout le monde.
Moi : tu t’es déjà imaginer en faire ?
Lui : comme tout le monde, on a tous déjà rêvé de faire de la musique.
Moi : t’as jamais voulu aller au-delà du rêve ?
Lui : Au-delà du rêve ? Genre faire de la musique pour de vrai ?
Moi : ouais, tu t’es déjà imaginé être sur une scène, qu’est ce qui t’empêches d’y être réellement
Lui : euh, je ne voyais pas vraiment les choses sur cet angle.
Moi : j’aimerais bien te faire voir les choses sous cet angle.
Lui : Pourquoi ?
Moi : je veux te faire intégrer mon groupe de rap.
Lui : Pourquoi ?
Moi : Pourquoi pas ?  Donne-toi une chance de réaliser ce petit rêve de musique qui t’a hanté à un moment de ta vie.
Lui : mais pourquoi avec toi et ton groupe ?
Moi : parce que moi et mon groupe croyons en toi et c’est ça l’essentiel.
Lui : pas faux, d’accord, j’aime bien les défis, on verra bien où l’aventure nous mènera.
Moi : t’inquiètes man, on ira au bout du chemin.
            Ça y est, le groupe prend forme, j’ai le soleil dévastateur et le soleil mystérieux, bientôt ce sera l’ère des SUN MONSTERS…
BLACKY BAD BOY

BLACK TIGER

mercredi 14 janvier 2015

Mémo #003 Inside Dwiiz

Monsieur Madame bonjour !
Ici le soleil dévastateur mentionné dans le mémo précédent. C’est avec une grande joie que je vais partager avec vous ma rencontre avec mon frère Blacky Bad Boy alias Black Tiger. Tout d’abord, je voudrais vous parler de lui avant son approche car lui et moi étions dans la même classe. C’est-à-dire des camarades dans son sens littéraire et non pas encore des amis jusqu’à ce qu’il vienne me proposer de faire partir de son groupe de rap qu’il avait l’intention de créer dans un futur très proche.
De par mon jugement, Patrick « Blacky Bad Boy » était un élève assidu, intelligent, plutôt cool et aussi philanthrope sans oublier qu’il montrait sans même le vouloir son amour pour le Rap. En conclusion c’était quelqu’un de bien. Donc son approche vers moi était en quelque sorte une béatitude pour moi cependant l’idée qu’il venait d’énoncer s’avérait complexe pour moi. Car franchement dit, de vous à moi quelqu’un qui était soit disant un taciturne, frimeur, réservé, le voyez vous devenir un monstre du rap ? Moi-même qui suit entrain de vous relater les faits était sidéré de le voir me faire une telle proposition. Mais comme le dit l’adage l’appétit vient en mangeant car c’est en dansant qu’on devient grand danseur donc c’est tout à fait logique qu’en rappant je deviendrai surement un gros monstre du rap, alors pourquoi ne pas me jeter à l’eau parce que l’effort fait des forts. Comme dirait un sage Anglais : from nothing to something qui veut dire en français : partir de rien pour devenir quelqu’un, tels que Steve Jobs, Cristiano Ronaldo, Didier Drogba, Jean Claude Van Damme…
J’ai bien réfléchi puisque je n’avais rien à perdre, bien au contraire j’avais tout à gagner alors je lui répondis par un OUI sans aucune hésitation.
Voilà comment j’ai été séduit par son projet pertinent et ce fut le début de l’ère des SUN MONSTERS (Monstres Soleil). De mon côté c’était fait, il lui fallait trouver un autre monstre soleil. Je lui fis confiance, car je savais qu’il avait les qualités de pouvoir dénicher un autre moi qui ne me ressemblerait pas forcément mais qui avait au moins les capacités pour rejoindre le groupe
.
Dwiiz Dhanilfa Nugo Iyib
La Legende Dwiizie

dimanche 11 janvier 2015

Memo #003

Ces deux soleils mis ensemble brilleraient surement de 1000 flammes avec assez de forces pour faire trembler le rap ivoire. Mais ils étaient tous les deux très différents l’un était timide avec un potentiel énorme et l’autre était plutôt mystérieux du genre réservé. Leur différence m’arrangeait, il me les fallait tous les deux dans le groupe. Cependant il y’avait un problème, je ne les avais jamais vu rapper. Je ne savais même pas si c’était le genre de musique qu’ils aimaient, mais contrairement à tous ceux que j’avais déjà entendus dans ma recherche de monstres, ils étaient les seules qui étaient de véritable monstres. Et cela je le sentais sans même avoir besoin qu’ils rappent. Compte tenu de leur différence je ne pouvais pas les approcher tous les deux ensembles, il fallait que je les vois séparément.
            Le premier soleil auquel je me suis attaqué était le timide avec le potentiel énorme, son nom était Daniel, mais il se faisait appeler par tous « Malingbè » en référence à son attitude : il aimait bien faire le malin. Je me demandais quelle technique d’approche utiliser pour qu’il accepte mon idée. Tout bien réfléchi, je ne pouvais pas simplement me rendre devant lui et dire « Salut Daniel, je veux créer un groupe de rap qui surpassera tous les autres groupes et je veux de toi dans ce groupe ». Il m’aurait certainement pris pour un fou, ambitieux, rêveur et prétentieux. Mais bon c’est exactement ce que je fis :
Moi : Salut Daniel, comment vas-tu ?
Lui : Bien et toi ?
Moi : tout va pour le mieux man, j’ai une proposition à te faire.
Lui : ah bon ! J’écoute.
Moi : je veux créer un groupe de rap qui surpassera tous les autres groupes et je veux de toi dans ce groupe.
Lui : un groupe de rap et moi ? Je ne suis pas vraiment sûr de pouvoir le faire
Moi : ce qui signifie que t’es pas vraiment sûr de ne PAS pouvoir le faire. On est sûr de rien tant qu’on ne vit pas l’expérience. Pourquoi ne pas juste te lancer et ensuite on jugera du résultat.
Lui : mais pourquoi moi, ici c’est le Lycée classique, il y’a un tas de rappeurs, alors pourquoi moi.
Moi : Dis moi juste oui et dans quelques années quand on sera en concert je répondrai à ta question devant toute la foule.
Lui : Ok je te suis…
            Ça y est, je venais d’avoir le soleil dévastateur, maintenant il me restait à atteindre le soleil étrange, le mystérieux…
La légende Dwizzy et Black Tiger
BLACKY BAD BOY
BLACK TIGER

mercredi 7 janvier 2015

Mémo #002

Evidemment je savais déjà où j’allai concentrer ma recherche de futurs monstres pour le groupe, n’oubliez pas qu’à l’époque j’étais au lycée Classique d’Abidjan et dans ce lycée des rappeurs il y’en avait assez, il y en avait même trop. La tâche ne serait pas facile, il y’avait environ 60 à 70 classes et dans chaque classe on pouvait trouver en moyenne 2 rappeurs, ce qui nous ramène à environ 120 à 140 candidats potentiels…
Impossible pour moi d’aller vers autant de personnes pour analyser leurs capacités, il fallait que je change de technique, j’allai passer à l’observation, regarder autour de moi les rappeurs dans leur élément naturel, chaque fois qu’ils se lançaient en Freestyle. J’avais l’occasion de jauger leur techniques, ils étaient tous très forts mais je ne trouvaient personne qui avait ce petit plus, cette étincelle qui change le rappeur ordinaire en futur légende. Avoir une bonne technique en rap c’est bien mais ce n’était pas suffisant pour atteindre l’objectif que je m’étais fixé. Avoir simplement de bon rappeur dans le groupe n’allait nous différentier en rien des autres groupes. Je n’avais pas besoins de futurs étoiles, des étoiles il y’en avait déjà assez. Moi j’avais besoins de futurs Soleils,  des soleils on en trouve qu’un par galaxie, et leurs lumières dépassent de loin celles de toutes les autres étoiles, après tout elles apportent le jour et quand elles passent dans la nuit elles créent des éclipses. Je voulais ressentir cette lumière en eux chaque fois qu’ils rappaient mais ce n’était pas le cas…
Pendant ce temps, hors de mon lycée dans le quartier où j’habitais à l’époque Angré Vision 2000, j’avais un ami qui entretenait le même rêve que moi, on avait pratiquement commencé à rapper à la même époque. Il était bon et pratiquait un style de rap différent de ce que j’avais l’habitude d’entendre il se faisait appeler Sidizi le boy du rap. Je lui aurai bien proposé d’être dans mon groupe mais il appartenait déjà à un groupe, et il n’était pas question pour moi d’intégrer son groupe, car il fallait que je crée mon propre groupe, il fallait que chaque membre soit minutieusement choisi pour conduire le groupe vers une gloire sans précédent.
Je n’ai pas arrêté mes recherches, car j’y croyais énormément, pour moi la génération à laquelle j’appartenais était la meilleure génération rap que la Côte d’Ivoire à eu durant toute son existence, pour moi c’est la génération des prodiges. J’avais la conviction que dans cette génération je pourrais trouver mes monstres. Plus question de chercher parmi les talents qui s’affichaient d’eux même, je devais dénicher les talents cachés, ces soleils qui s’apprêtaient à surgir du noir. Et dans mon entourage proche, à l’intérieur même de ma classe, j’avais remarqué depuis un moment déjà deux monstres très intéressants. Ils avaient les capacités d’être des soleils mais ne le savaient pas encore. L’un d’eux avait en lui la lumière d’un soleil dévastateur et l’autre avait une lumière plus mystérieuse, un soleil très étrange…
BLACKY BAD BOY

BLACK TIGER